Lutte contre l’ambroisie

La lutte peut se faire

– soit préventivement en végétalisant les surfaces laissées à nu
– soit en détruisant les plants en les arrachant, en les broyant ou en déchaumant.

Les jardins particuliers

Sur de petites surfaces, le meilleur moyen est l’arrachage manuel des plants d’ambroisie.
A faire de préférence avant fin juillet, époque de début de pollinisation, et avec des gants.
Eventuellement à renouveler plus tard (donc en cours de floraison) pour éviter que les graines ne se forment et ne réensemencent le sol. Dans ce cas, porter un masque et des lunettes.
S’il s’agit d’une pelouse nouvellement installée, la tonte régulière suffira à empêcher l’ambroisie de fleurir. Veiller à ce que des graines ne se forment pas. Les graminées de la pelouse envahissant toute la surface empêcheront les années suivantes les graines d’ambroisie déjà en stock dans le sol de germer.

Les bords de routes départementales

Des procédures de lutte ont été mises au point par les services de l’ex-DDE, aujourd’hui les Directions des Routes des Conseils Généraux.
Il s’agit essentiellement de fauchages/broyages des bas côtés à des époques précises. Le problème principal est la coupe d’été, période où le personnel est moins nombreux.
Dans certains secteurs, ces services ont semé de la luzerne ou du trèfle sur la bande de terre au contact du macadam. C’est très efficace pour empêcher la germination de l’ambroisie (l’ambroisie a besoin de soleil pour germer et pousser).

Les bords de routes communales

Demander aux employés municipaux de faucher/broyer les bas côtés en fin juillet pour éviter au pollen d’être dispersé. Une 2° coupe en septembre est souvent nécessaire si les repousses d’ambroisie ont eu le temps de produire des boutons de fleurs.
D’une façon très générale, la fauche sur le bord des routes doit se faire avant la pollinisation : AVANT QUE LES ÉPIS DE FLEURS MÂLES JAUNISSENT. Mais pas trop tôt, pas avant fin juillet, sinon on favorise la ramification de la plante avec davantage de fleurs !

Les chantiers de travaux publics

Les donneurs d’ordre, en général des collectivités ou sous leur contrôle, doivent impérativement imposer une clause ambroisie dans tout contrat passé avec une Société de BTP, avec pénalités en cas de non exécution. Il peut être demandé :
– de s’assurer que les terres importées sont exemptes de graines d’ambroisie (…mais toutes les terres de Rhône-Alpes sont infestées)
– de végétaliser toutes les surfaces travaillées avec des plantes couvrantes, ray gras par exemple. Aucune surface ne doit rester à nu, sinon l’ambroisie poussera.
Puis suivre la bonne exécution du chantier.

Les friches industrielles

Si les demandes du Maire ne suffisent pas, celui-ci peut faire intervenir, d’autorité et aux frais du contrevenant, une entreprise pour nettoyer le terrain. Ceci en application de l’arrêté préfectoral ambroisie en vigueur.

Les bords de rivières

Les bords de certaines rivières, surtout celles qui présentent des assecs caillouteux, comme la Drôme, sont difficiles à traiter, les herbicides étant évidement proscrits. Les riverains sont soit des propriétaires privés, soit des gestionnaires du domaine public.